Cookies Policy
X

This site uses cookies. By continuing to browse the site you are agreeing to our use of cookies.

I accept this policy

Find out more here

Un Nouveau Systeme De Reconnaissance Acoustique Chez Les Oiseaux

No metrics data to plot.
The attempt to load metrics for this article has failed.
The attempt to plot a graph for these metrics has failed.
The full text of this article is not currently available.

Brill’s MyBook program is exclusively available on BrillOnline Books and Journals. Students and scholars affiliated with an institution that has purchased a Brill E-Book on the BrillOnline platform automatically have access to the MyBook option for the title(s) acquired by the Library. Brill MyBook is a print-on-demand paperback copy which is sold at a favorably uniform low price.

Access this article

+ Tax (if applicable)
Add to Favorites

image of Behaviour

Le chant du Manchot empereur (Aptenodytes forsteri) constitue un excellent objet d'étude sinon le meilleur pour la recherche des paramètres physiques de la personnalisation des signaux acoustiques En effet, d'une part, il est de forme simple; d'autre part, l'incubation et l'élevage sont itinérants chez le Manchot empereur, il lui est donc impossible de retrouver son partenaire ou son poussin par le repère topographique que constituerait un nid. Cette espèce représente donc un cas limite d'Oiseau de mer colonial. A l'oreille déjà, il est possible de percevoir un débit beaucoup plus précipité chez la femelle que chez le mâle. L'analyse spectrographique confirme cette première impression : le signal est découpé en trains d'onde séparés par des silences ; chez la femelle, le nombre de ces trains d'onde est double de celui du mâle. Il y a donc chez cette espèce, qui ne présente pas de dimorphisme sexuel apparent, une différenciation poussée entre les signaux sonores des deux sexes. Cette différence dans le découpage du chant a été vérifiée par des expériences de phonocomportement: émission d'un chant de femelle aux mâles de la colonie, imitation par l'observateur du chant supposé de chaque sexe et duos répétés avec l'oiseau du sexe opposé pour confirmation. A l'oreille encore, la différenciation du signal entre les individus est souvent sensible. En enregistrant plusieurs dizaines de fois les mêmes individus, nous avons pu déterminer que la phrase émise montrait toujours le même découpage. En enregistrant des centaines de chants différents, nous avons constaté que chaque individu avait une phrase différente de celle de son voisin. Nous avons essayé de préciser le système de reconnaissance. Certains procédés connus actuellement (échange de signaux par les deux partenaires avec une grande précision temporelle par recouvrement ou succession des chants, copie d'un motif "benennen" ou "naming") ne s'appliquent pas à notre cas. Les variations de fréquence jouent sans doute dans une faible mesure, mais le paramètre physique le plus stable reste le découpage temporel du signal en trains d'onde qui permet un code simple aux combinaisons multiples. Ce système de reconnaissance, s'il est particulièrement visible chez le Manchot empereur, n'est pas limité à cette espèce. Nous avons tenté un survol dans ce sens à partir de divers documents sonores. Le Manchot royal (Aptenodytes patagonica) et le Manchot papou (Pygoscelis papua), vraisemblablement le Manchot adélie (Pygoscelis adeliae) et d'autre Sphéniscidés, utilisent le même découpage du signal dans la reconnaissance individuelle. Un système fondé sur les variations de l'amplitude sonore dans le temps, a été mis en évidence chez le Fou de Bassan (Sula bassana). En fait, il ne s'agit pour nous que d'un aspect mouvant du découpage du signal en trains d'onde ou au maximum d'un paramètre secondaire qui, comme les variations de fréquence, vient préciser le découpage de base. D'une part, nous avons constaté par nous-mêmes au spectrographe que le chant du Fou de Bassan est en réalité constitué de motifs courts, souvent identiques dans leur découpage et qui varient fortement d'un individu à l'autre; d'autre part, il s'avère- et ceci même chez le Manchot empereur - que, sur les tracés éffectués à l'enregistreur de niveau, la hauteur des crêtes (ou volume sonore) varie grandement alors que l'espacement et la durée des crêtes (ou trains d'onde) est beaucoup plus fixe d'un chant à un autre du même individu. Pour d'autres espèces d'Oiseaux de mer coloniaux (Pelecanus onocrotalus) et même ailleurs (Crex crex), ce système de reconnaissance par le découpage du signal semble s'appliquer aussi mais avec moins de précision que chez le Manchot empereur et avec une forte interaction d'autres paramètres physiques.

Affiliations: 1: Equipe de Recherche de Biologie Animale Antartique, Muséum National d'Histoire Naturelle, Paris, France

10.1163/156853973X00535
/content/journals/10.1163/156853973x00535
dcterms_title,pub_keyword,dcterms_description,pub_author
6
3
Loading
Loading

Full text loading...

/content/journals/10.1163/156853973x00535
Loading

Data & Media loading...

http://brill.metastore.ingenta.com/content/journals/10.1163/156853973x00535
Loading

Article metrics loading...

/content/journals/10.1163/156853973x00535
1973-01-01
2016-08-29

Sign-in

Can't access your account?
  • Key

  • Full access
  • Open Access
  • Partial/No accessInformation