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Comportement Sexuel De La Pyrale De La Canne Sucre Eldana Saccharina (Wlk.) Lié à dEux Phéromones Émises Par Le Male

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[Des études en laboratoire sur le comportement sexuel de la Pyrale de la Canne à sucre Eldana saccharina ont révélé l'existence de deux phéromones produites par le male. Celles-ci sont émises au milieu de la nuit alors que l'insecte adopte une "posture d'appel" caractérisée par des vibrations d'ailes et le déploiement de ses pinceaux androconiaux abdominaux. La première phéromone, produite par des poches alaires, peut être considérée comme un attractif à distance bien qu'elle ne déclenche aucun vol de recherche anémotactique de la femelle: une femelle stimulée par cette phéromone va escalader les tiges du substrat à sa portée, à la recherche d'un mâle en appel. Si elle n'en trouve pas, elle saute à terre et entreprend l'escalade d'une autre tige. La seconde phéromone, produite par les pinceaux abdominaux du mâle, est un aphrodisiaque vrai qui n'agit que sur le comportement de cour. Quand une femelle rencontre un mâle en appel, elle touche les pinceaux androconiaux de ses antennes et commence à vibrer des ailes. Le son produit est alors perçu comme un signal par le mâle qui contourne la femelle et entreprend de la monter par l'arrière. Le mâle s'agrippe alors fermement à la femelle en insérant ses palpes labiaux dans un sillon du thorax de sa partenaire. Le mâle recourbe ensuite son abdomen de façon à réaliser l'intromission, enfin le mâle relâche sa prise sur le thorax de la femelle et les deux insectes se retrouvent en position opposée, habituelle chez les lépidoptères. On peut en conclure que la phéromone aphrodisiaque: inhibe la réaction de fuite de la femelle; déclenche des réponses comportementales telles que vibrations des ailes et extensions d'ovipositeur. La comparaison des organes alaires entre Eldana et l'espèce très proche Galleria mellonella (BARTH, 1938) a montré une très grande ressemblance morphologique. Or les poches alaires du mâle de Galleria mellonella produisent une phéromone qui déclenche chez les femelles un vol anémotactique à distance, on peut donc supposer que c'était là le rôle primitif des poches alaires du mâle d'Eldana saccharina. La réponse surprenante de la femelle d'Eldana à cette phéromone (pas de vol anémotactique, mais un comportement locomoteur particulier) pourrait s'expliquer par une adaptation de l'espèce à un nouvel environnement puisque les cultures attaquées (canne à sucre, maïs) sont d'introduction récente en Afrique. Selon BIRCH (1974), l'attraction des femelles par les mâles peut avoir été le rôle premier des aphrodisiaques, mais il semble que les deux systèmes aient évolué de façon indépendante chez Eldana où l'on trouve à la fois un aphrodisiaque et un attractif. En fait, seule l'étude éthologique comparative sur des groupes comme les Pyralidae nous apportera des réponses sur l'évolution des phéromones chez les Lépidoptères., Des études en laboratoire sur le comportement sexuel de la Pyrale de la Canne à sucre Eldana saccharina ont révélé l'existence de deux phéromones produites par le male. Celles-ci sont émises au milieu de la nuit alors que l'insecte adopte une "posture d'appel" caractérisée par des vibrations d'ailes et le déploiement de ses pinceaux androconiaux abdominaux. La première phéromone, produite par des poches alaires, peut être considérée comme un attractif à distance bien qu'elle ne déclenche aucun vol de recherche anémotactique de la femelle: une femelle stimulée par cette phéromone va escalader les tiges du substrat à sa portée, à la recherche d'un mâle en appel. Si elle n'en trouve pas, elle saute à terre et entreprend l'escalade d'une autre tige. La seconde phéromone, produite par les pinceaux abdominaux du mâle, est un aphrodisiaque vrai qui n'agit que sur le comportement de cour. Quand une femelle rencontre un mâle en appel, elle touche les pinceaux androconiaux de ses antennes et commence à vibrer des ailes. Le son produit est alors perçu comme un signal par le mâle qui contourne la femelle et entreprend de la monter par l'arrière. Le mâle s'agrippe alors fermement à la femelle en insérant ses palpes labiaux dans un sillon du thorax de sa partenaire. Le mâle recourbe ensuite son abdomen de façon à réaliser l'intromission, enfin le mâle relâche sa prise sur le thorax de la femelle et les deux insectes se retrouvent en position opposée, habituelle chez les lépidoptères. On peut en conclure que la phéromone aphrodisiaque: inhibe la réaction de fuite de la femelle; déclenche des réponses comportementales telles que vibrations des ailes et extensions d'ovipositeur. La comparaison des organes alaires entre Eldana et l'espèce très proche Galleria mellonella (BARTH, 1938) a montré une très grande ressemblance morphologique. Or les poches alaires du mâle de Galleria mellonella produisent une phéromone qui déclenche chez les femelles un vol anémotactique à distance, on peut donc supposer que c'était là le rôle primitif des poches alaires du mâle d'Eldana saccharina. La réponse surprenante de la femelle d'Eldana à cette phéromone (pas de vol anémotactique, mais un comportement locomoteur particulier) pourrait s'expliquer par une adaptation de l'espèce à un nouvel environnement puisque les cultures attaquées (canne à sucre, maïs) sont d'introduction récente en Afrique. Selon BIRCH (1974), l'attraction des femelles par les mâles peut avoir été le rôle premier des aphrodisiaques, mais il semble que les deux systèmes aient évolué de façon indépendante chez Eldana où l'on trouve à la fois un aphrodisiaque et un attractif. En fait, seule l'étude éthologique comparative sur des groupes comme les Pyralidae nous apportera des réponses sur l'évolution des phéromones chez les Lépidoptères.]

Affiliations: 1: INRA-CNRS, Laboratoire des Médiateurs chimiques, Saint Rémy-lès-Chevreuse, France

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