Cookies Policy
X

This site uses cookies. By continuing to browse the site you are agreeing to our use of cookies.

I accept this policy

Find out more here

Ontogenese Des Systemes De Communication Chez La Genette (Genetta Genetta L.)

No metrics data to plot.
The attempt to load metrics for this article has failed.
The attempt to plot a graph for these metrics has failed.
The full text of this article is not currently available.

Brill’s MyBook program is exclusively available on BrillOnline Books and Journals. Students and scholars affiliated with an institution that has purchased a Brill E-Book on the BrillOnline platform automatically have access to the MyBook option for the title(s) acquired by the Library. Brill MyBook is a print-on-demand paperback copy which is sold at a favorably uniform low price.

Access this article

+ Tax (if applicable)
Add to Favorites

image of Behaviour

[Une étude ontogénétique des systèmes de communication a été réalisée chez la genette (Genetta genetta L.) en prenant en considération les trois aspects suivants: - l'évolution des modalités de communication chez la mère et chez le jeune; - les relations entre les divers modes de communication à savoir sonore, olfactif direct (flairement ou contact nasal avec un congénère) et olfactif indirect (marquage olfactif); - le lien pouvant exister entre l'évolution des interactions sociales au sein des portées et l'évolution des systèmes de communication. L'étude portant sur l'évolution des interactions sociales en période de nourrissage montre que la prise d'indépendance du jeune par rapport à la mère passe par deux phases distinctes : une phase de regroupement lors du nourrissage, les jeunes venant chercher la nourriture solide à la gueule de la mère; une phase de dispersion débutant lors de l'acquisition des comportements de prédation par les jeunes et qui se caractérise par le fait que chaque animal consomme sa proie dans un endroit éloigné des congénères. Au cours de la première phase, la fréquence d'apparition de certains comportements traduisant la compétition alimentaire (évitement du congénère, vol de proies, poursuite du congénère) est faible chez la mère et pratiquement nulle chez les jeunes. La phase de dispersion s'accompagne d'une augmentation de la fréquence d'apparition de ces divers comportements chez la mère et les jeunes, alors que, dans le même temps, des comportements d'agression se manifestent. Les modifications des interactions sociales au cours du développement des jeunes correspondent à des modifications affectant les fréquences d'utilisation des diverses modalités de communication. Chez la mère, les communications sonores (émission d'un cri de contact) sont importantes durant la phase de regroupement aussi bien en ce qui concerne leur fréquence d'utilisation qu'en ce qui concerne les conditions dans lesquelles les cris sont émis. Ce type de communication est moins utilisé au début de la phase de dispersion et est abandonné par la suite. Les communications olfactives directes (flairement des jeunes par contact nasal) suivent la même évolution que les communications sonores en fonction du stade de développement des jeunes. La baisse de fréquence des flairements s'accompagne d'un changement dans la localisation de ces contacts sur le corps des jeunes. A l'inverse des autres types de communication, les communications olfactives indirectes, principalement le marquage ano-urogénital, sont inhibées durant la phase de regroupement, leur importance redevenant prépondérante lors de la phase de dispersion. Chez les jeunes, les communications sonores apparaissent très précocement; la fréquence d'émission des vocalisations (cri de contact et miaulement) augmente jusqu'au 7e mois puis diminue par la suite jusqu'à devenir pratiquement nulle. La fréquence des contacts avec la mère change peu au cours du développement des jeunes. Les modifications les plus importantes concernent la localisation de ces contacts. En effet, au cours de la phase de regroupement, lesjeunes réalisent principalement ce contact avec la face de la mère aussi bien en période de nourrissage qu'en dehors de cette période. Par la suite, les contacts sont principalement orientés vers les régions dorsale et anale de la mère. Les communications olfactives indirectes apparaissent plus tardivement, leur importance augmentant au fur et à mesure du développement des jeunes. Les systèmes de communication présentent donc une certaine adaptabilité en fonction de l'environnement social des animaux. Durant les phases "sociales", les communications sonores et olfactives directes prédominent, alors que le passage à une phase solitaire s'accompagne d'une reprise des communications olfactives indirectes. Ces résultats sont discutés sous un angle phylogénétique d'évolution des modalités de communication en fonction du degré de socialisation des espèces., Une étude ontogénétique des systèmes de communication a été réalisée chez la genette (Genetta genetta L.) en prenant en considération les trois aspects suivants: - l'évolution des modalités de communication chez la mère et chez le jeune; - les relations entre les divers modes de communication à savoir sonore, olfactif direct (flairement ou contact nasal avec un congénère) et olfactif indirect (marquage olfactif); - le lien pouvant exister entre l'évolution des interactions sociales au sein des portées et l'évolution des systèmes de communication. L'étude portant sur l'évolution des interactions sociales en période de nourrissage montre que la prise d'indépendance du jeune par rapport à la mère passe par deux phases distinctes : une phase de regroupement lors du nourrissage, les jeunes venant chercher la nourriture solide à la gueule de la mère; une phase de dispersion débutant lors de l'acquisition des comportements de prédation par les jeunes et qui se caractérise par le fait que chaque animal consomme sa proie dans un endroit éloigné des congénères. Au cours de la première phase, la fréquence d'apparition de certains comportements traduisant la compétition alimentaire (évitement du congénère, vol de proies, poursuite du congénère) est faible chez la mère et pratiquement nulle chez les jeunes. La phase de dispersion s'accompagne d'une augmentation de la fréquence d'apparition de ces divers comportements chez la mère et les jeunes, alors que, dans le même temps, des comportements d'agression se manifestent. Les modifications des interactions sociales au cours du développement des jeunes correspondent à des modifications affectant les fréquences d'utilisation des diverses modalités de communication. Chez la mère, les communications sonores (émission d'un cri de contact) sont importantes durant la phase de regroupement aussi bien en ce qui concerne leur fréquence d'utilisation qu'en ce qui concerne les conditions dans lesquelles les cris sont émis. Ce type de communication est moins utilisé au début de la phase de dispersion et est abandonné par la suite. Les communications olfactives directes (flairement des jeunes par contact nasal) suivent la même évolution que les communications sonores en fonction du stade de développement des jeunes. La baisse de fréquence des flairements s'accompagne d'un changement dans la localisation de ces contacts sur le corps des jeunes. A l'inverse des autres types de communication, les communications olfactives indirectes, principalement le marquage ano-urogénital, sont inhibées durant la phase de regroupement, leur importance redevenant prépondérante lors de la phase de dispersion. Chez les jeunes, les communications sonores apparaissent très précocement; la fréquence d'émission des vocalisations (cri de contact et miaulement) augmente jusqu'au 7e mois puis diminue par la suite jusqu'à devenir pratiquement nulle. La fréquence des contacts avec la mère change peu au cours du développement des jeunes. Les modifications les plus importantes concernent la localisation de ces contacts. En effet, au cours de la phase de regroupement, lesjeunes réalisent principalement ce contact avec la face de la mère aussi bien en période de nourrissage qu'en dehors de cette période. Par la suite, les contacts sont principalement orientés vers les régions dorsale et anale de la mère. Les communications olfactives indirectes apparaissent plus tardivement, leur importance augmentant au fur et à mesure du développement des jeunes. Les systèmes de communication présentent donc une certaine adaptabilité en fonction de l'environnement social des animaux. Durant les phases "sociales", les communications sonores et olfactives directes prédominent, alors que le passage à une phase solitaire s'accompagne d'une reprise des communications olfactives indirectes. Ces résultats sont discutés sous un angle phylogénétique d'évolution des modalités de communication en fonction du degré de socialisation des espèces.]

Affiliations: 1: (Groupe éco-éthologie des Mammifères, Laboratoire de Psychophysiologie, 7, rue de l'Université, 67000 Strasbourg, France

10.1163/156853984X00173
/content/journals/10.1163/156853984x00173
dcterms_title,pub_keyword,dcterms_description,pub_author
6
3
Loading
Loading

Full text loading...

/content/journals/10.1163/156853984x00173
Loading

Data & Media loading...

http://brill.metastore.ingenta.com/content/journals/10.1163/156853984x00173
Loading

Article metrics loading...

/content/journals/10.1163/156853984x00173
1984-01-01
2016-09-28

Sign-in

Can't access your account?
  • Key

  • Full access
  • Open Access
  • Partial/No accessInformation