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Une version ismaélienne de ḥadīṯs imamites. Nouvelles perspectives sur le traité II du Kitāb al-Kašf attribué à Ğaʿfar b. Manṣūr al-Yaman (Xe s.)

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Résumé Le Kitāb al-Kašf, attribué à Ğaʿfar b. Manṣūr al-Yaman (Xe s.), est un recueil de six traités ismaéliens anciens. L’examen du deuxième de ces six traités montre qu’il est constitué pour l’essentiel de deux ḥadīṯs attestés dans les sources duodécimaines, bien que cela ne soit pas précisé par l’auteur ou l’éditeur du Kitāb al-Kašf. Selon les cas, la comparaison entre les versions ismaélienne et imamite des ḥadīṯs éclaircit le texte du Kitāb al-Kašf, souvent difficile et obscur, ou laisse soupçonner une transmission parallèle à celle dont les recueils duodécimains se font l’écho.

1. FN11 Littéralement, « l’assisté [par Dieu] dans sa victoire sur le Yémen ».
2. FN22 Sur tous ces événements, voir notamment Wilferd Madelung, « Manṣūr al-Yaman », EI2 ; Heinz Halm, « Djaʿfar b. Manṣūr al-Yaman », EI2 ; Heinz Halm, « Die Sīrat Ibn Ḥaušab : Die ismailitische daʿwa im Jemen und die Fatimiden », Welt des Oriens, 12 (1981), p. 108-35. On se reportera également à l’ouvrage de Qāḍī Nuʿmān sur le début de l’épopée ismaélienne, Iftitāḥ al-daʿwa, récemment traduit en anglais : Founding the Fatimid State : the Rise of an Early Islamic Empire, trad. anglaise, introduction et notes par Hamid Haji, Londres/New York, I.B. Tauris/Institute of Ismaili Studies, 2006. Voir aussi les principaux ouvrages historiques sur les débuts du califat fatimide : Farhat Dachraoui, Le califat fatimide au Maghreb : histoire politique et institutions. 296-362/909-973, Tunis, Société tunisienne de diffusion, 1981 ; Farhad Daftary, The Ismā‘ilis : their History and Doctrines, Cambridge/New York, Cambridge University Press, 1990 ; Farhad Daftary, A short history of the Ismailis : traditions of a Muslim community, Edimbourg, Edinburgh University Press, 1998.
3. FN33 Entre onze et quinze ouvrages lui sont attribués d’après les travaux bibliographiques suivants (dans l’ordre chronologique) : Wladimir Ivanow, A Guide to Ismaili literature, Londres, Royal Asiatic Society, 1933, p. 36, XI n°40 à 50 ; Paul Kraus, « La bibliographie ismaëlienne de W. Ivanow », Revue des études islamiques, 6 (1932), p. 486 ; Wladimir Ivanow, Ismaili literature : a Bibliographical Survey, Téhéran, Tehran University Press, 1963, p. 21-2, n°13 à 23 ; Ismail K. Poonawala, Biobibliography of Ismā‘îli literature, Malibu, Undena publications, 1977, p. 70-5.
4. FN44 On trouve dans le ʿUyūn al-aḫbār du dāʿī Idrīs ʿImād al-Dīn (m. 972/1488) un récit qui atteste cette prééminence. Qāḍī Nuʿmān étant tombé malade, tous les dignitaires de l’État vinrent lui rendre visite, sauf Ğaʿfar b. Manṣūr al-Yaman. Lorsqu’il s’en plaignit au calife al-Muʿizz, celui-ci ordonna qu’on lui apportât des livres. Il en prit un et le présenta au juriste en lui demandant ce qu’il en pensait. « Et comment serait-il possible que je commente vos paroles ? » répondit al-Nuʿmān. L’Imam reprit alors : « Ceci a été composé par ton maître (mawlāka) Ğaʿfar. » Al-Nuʿmān alla immédiatement présenter ses respects à Ğaʿfar. Selon ce récit, al-Nuʿmān, représentant de la Loi, fait erreur en se considérant comme le plus haut dignitaire du régime fatimide après l’Imam et en s’indignant de ce que Ğaʿfar ne lui rende pas visite. L’Imam l’invite alors à reconnaître la juste valeur de son rang, en reconnaissant la supériorité du rang qui le précède. Ceci n’est pas sans rappeler certains drames cosmogoniques ismaéliens, dans lesquels la consolidation de l’être d’une créature passe par la conversion à son principe, c’est-à-dire par la reconnaissance d’une instance qui lui est supérieure et qui forme son horizon (ḥadd) ontologique. Voir Idrīs ʿImād al-Dīn, Tārīḫ al-ḫulafāʾ al-fāṭimiyyīn bi-l-Maġrib : al-qism al-ḫāṣṣ min Kitāb ʿUyūn al-aḫbār, éd. Muḥammad al-Yaʿlāwī, Beyrouth, Dār al-ġarb al-islāmī, 1985, p. 570-1. L’anecdote est aussi évoquée par Poonawala, Biobibliography, p. 70, n. 2.
5. FN55 Wilferd Madelung, « Das Imamat in der frühen ismailitischen Lehre », Der Islam, 37 (1961), p. 52 sq.
6. FN66 Heinz Halm, Kosmologie und Heilslehre der frühen Ismā‘îlîya, Wiesbaden, Franz Steiner, 1978, p. 169.
7. FN77 Heinz Halm, « The cosmology of the pre-Fatimid Ismā‘îliyya », dans Mediaeval Isma‘ili History and Thought, éd. Farhad Daftary, Cambridge, Cambridge University Press, 1996, p. 79.
8. FN88 Ğaʿfar b. Manṣūr al-Yaman, Kitāb al-Kašf, éd. Rudolf Strothmann, Londres/New York/Bombay, Geoffrey Cumberlege, Oxford University Press, 1952. Les références et textes donnés ici correspondent à cette édition, plus fiable que celle de M. Ġālib.
9. FN99 L’un, de bonne qualité, est conservé à la Staatsbibliothek de Berlin depuis 1928 sous le numéro 2768. Il est daté de 1135/1722. Le second, de qualité médiocre, est issu de la collection Fyzee et est actuellement conservé à la bibliothèque de l’université de Bombay sous le code Fyz21. Il est daté de 1130/1718.
10. FN1010 Ğaʿfar b. Manṣūr al-Yaman, Kitāb al-Kašf, éd. Muṣṭafā Ġālib, Beyrouth, Dār al-Andalus, 1984.
11. FN1111 Halm, Kosmologie, p. 39-42.
12. FN1212 Yves Marquet, « Quelques remarques à propos de Kosmologie und Heilslehre der frühen Ismailiyya de Heinz Halm », Studia Islamica, 55 (1982), p. 115-35.
13. FN1313 Pierre Lory, La science des lettres en islam, Paris, Dervy, 2004, p. 50 et p. 82-3.
14. FN1414 J’emploie les éditions suivantes : al-Kulaynī, al-Rawḍa min al-Kāfī, éd. Muḥammad Bāqir al-Kamaraʾī, Téhéran, al-Maktaba l-islāmiyya, 1382/1962 ; id., al-Uṣūl min al-Kāfī, éd. Muḥammad Bāqir al-Kamaraʾī, Téhéran, al-Maktaba l-islāmiyya, 1383/1963 ; Ibn Bābawayh, Kitāb al-Tawḥīd, éd. Hāšim al-Ḥusaynī l-Tihrānī, Téhéran, Maktabat al-Ṣadūq, 1398/1978. Sur al-Kulaynī, voir Wilferd Madelung, « al-Kulaynī », EI², et surtout Mohammad Ali Amir-Moezzi et Hassan Ansari, « Muḥammad b. Yaʿqūb al-Kulaynī (m. 328 ou 329/939-40 ou 940-41) et son Kitāb al-Kāfī. Une introduction », Studia Iranica, 38/2 (2009), p. 191-247. Sur Ibn Bābawayh, voir Asaf A.A. Fyzee, « Ibn Bābawayh(i) », EI2.
15. FN1515 Mohammad Ali Amir-Moezzi, Le guide divin dans le shî‘isme originel : aux sources de l’ésotérisme en islam, Paris, Verdier, 1992, p. 313-4.
16. FN1616 J’abrège ainsi le titre du Kitāb al-Kašf.
17. FN1717 Voici les références de chaque texte : al-Kulaynī : (a) al-Rawḍa min al-Kāfī, « al-Ḫuṭba l-ṭālūtiyya », I, p. 49-50 ; (b) al-Uṣūl min al-Kāfī, « Kitāb al-tawḥīd, Bāb al-kawn wa-l-makān », n° 3, I, p. 159-60. Ibn Bābawayh, Kitāb al-Tawḥīd : (a) « Bāb ṣifāt al-ḏāt wa-ṣifāt al-afʿāl (bāb 11) », n° 6, p. 141-2 ; (b) « Bāb nafy al-makān wa-l-zamān wa-l-sukūn wa-l-ḥaraka wa-l-nuzūl wa-l-ṣuʿūd wa-l-intiqāl ʿan Allāh (bāb 28) », n° 2, p. 173-4.
18. FN1818 Le §1 du traité II correspond aux lignes 1 à 38 de ce tableau, et la première partie du §2 aux lignes suivantes.
19. FN1919 Les deux versions (b) rapportent notre ḥadīṯ comme une réponse faite par l’Imam à la question : « Quand ton Seigneur a-t-il commencé d’être (matā kāna) ? ». Le début de sa réponse, telle qu’elle apparaît dans les deux versions longues, ne se trouve pas dans le Kašf ; ce n’est qu’après ces mots que la comparaison avec le traité II est possible : « Gare à toi ! On peut demander d’une chose qui n’était pas quand elle a commencé d’être. Mais mon Seigneur, loué et exalté soit-Il, était et demeure vivant sans “comment ?”, etc. »
20. FN2020 Au-delà de ce point, le discours de ʿAlī b. Abī Ṭālib rapporté par al-Kulaynī dans son Rawḍa min al-Kāfī ne présente plus rien de commun avec le Kitāb al-Kašf et les trois autres versions du ḥadīt.
21. FN2121 Cor 28, 88. Les mots lahu l-ḫalq wa-l-amr correspondent à la fin du verset 7, 54.
22. FN2222 Kašf, p. 41.
23. FN2323 Voir les versets suivants : 16, 70 ; 30, 54 ; 35, 44 ; 42, 50, dans lesquels l’attribut de la Science, exprimé par le nom ʿalīm, précède toujours celui de la Puissance, exprimé par qadīr.
24. FN2424 Kašf p. 47 : « Lorsque Dieu établit (ʿaraša) Son Trône (ʿarš) par Sa Puissance (qudratihi), Il sépara ces piliers (arkān) à la base de Son Trône, Trône qui précédait les piliers de par la Science de l’étant (kāʾin) antérieure à l’étant. »
25. FN2525 Ceci n’est pas sans rappeler un ḥadīṯ dans lequel l’imam Ğaʿfar al-Ṣādiq déclare : « Le nom est différent du nommé » (al-ism ġayr al-musammā). Voir al-Kulaynī, al-Uṣūl min al-Kāfī, « Bāb maʿānī l-asmāʾ », n°2, I, p. 208-9.
26. FN2626 Les lignes 1 à 9 de ce tableau correspondent à la fin du §3 du traité II, tandis que la dernière ligne correspond au verset par lequel Strothmann fait débuter le §4.
27. FN2727 En lieu et place de la digression du Kašf, les deux versions (b) donnent ceci : « Gare à toi, ô demandeur ! Mon Seigneur, les imaginations ne L’embrassent pas, etc. » (waylaka ayyuhā l-sāʾil inna rabbī lā taġšāhu l-awhām).
28. FN2828 Cor 2, 255 et 20, 6.
29. FN2929 Ou, selon Ibn Bābawayh (a) : « Il n’était pas exempt de puissance sur le Royaume (ḫalwan min al-qudra ʿalā l-mulk) avant Sa création, ni n’était vidé de toute puissance (ḫalwan min al-qudra) après Son éloignement. »
30. FN3030 Kašf, p. 42.
31. FN3131 Kašf, p. 50.
32. FN3232 Curieusement, il ne propose cette correction que pour la seconde occurrence, à la page 50. Ġālib semble ici suivre Strothmann puisqu’il corrige en al-raqīm pour les deux occurrences, tout en précisant en note que son manuscrit donne al-raqam (p. 56, n. 2 et p. 61, n. 5).
33. FN3333 Pour les interprétations du verset 18, 9, voir al-Ṭabarī, Tafsīr : Ğāmiʿ al-bayān fī taʾwīl al-Qurʾān, Dār al-kutub al-ʿilmiyya, Beyrouth, 1992, VIII, p. 179-82.
34. FN3434 Unique occurrence en 85, 22.
35. FN3535 Ibn Bābawayh, Kitāb al-Tawḥīd, « Bāb al-ʿarš wa-ṣifātihi (bāb 50) », p. 321-4.
36. FN3636 Cor 23, 86.
37. FN3737 Cor 20, 5.
38. FN3838 Strothmann indique ici que le manuscrit A, celui de Berlin, donne ḫayāl, « imagination », au lieu de ḥayāl, « en face de », pour les deux occurrences du terme (voir infra, tableau 2.1, ligne 34), probablement parce que ce terme fait partie du vocabulaire ismaélien. Il s’agit selon lui d’une erreur de copie. Voir Kitāb al-Kašf, p. 43, n. 1. Ġalib choisit ḫayāl mais ne donne aucune explication (p. 56 et 57 de son édition). Il est cependant fort peu probable qu’il s’agisse ici de « l’imagination » ismaélienne, qui s’insère normalement dans une ontologie comportant plusieurs autres éléments. Voir à ce sujet la Risāla d’Abū ʿĪsā l-Muršid, où al-ḫayāl apparaît dans un groupe de douze « êtres spirituels (rūḥāniyya) » : Samuel Miklos Stern, « The earliest cosmological doctrines of Ismā‘îlism », dans Studies in Early Ismā‘ilism, éd. S.M. Stern, Jérusalem/Leyde, 1983, p. 9 pour le texte arabe, et p. 21-2 pour la traduction et le commentaire de Stern. D’autre part, Heinz Halm signale des témoignages d’auteurs non-ismaéliens, selon lesquels les ismaéliens « adorent les dieux » Kūnī, Qadar, al-Ğadd, al-Istiftāḥ et al-Ḫayāl : voir Heinz Halm, « The cosmology », p. 76-7. De fait, ces entités (Kūnī, Qadar, al-Ğadd, al-Fatḥ, al-Ḫayāl) apparaissent sous la plume d’auteurs ismaéliens. Ainsi, Stern, « The earliest », p. 22, indique que les anges Ğibrāʾīl, Mikāʾīl et Isrāfīl sont identifiés respectivement à al-Ğadd, al-Fatḥ, al-Ḫayāl dans certains textes ismaéliens. On trouve aussi ces trois termes ensemble chez des auteurs néoplatonisants comme al-Siğistānī ou al-Kirmānī par exemple.
39. FN3939 Ceci ne se trouve que dans le manuscrit de Bombay, baptisé « B » par Strothmann.
40. FN4040 Cor 2, 105 et 9, 66, entre autres occurrences de ces deux phrases.
41. FN4141 Cor 21, 22 entre autres occurrences. Le Kašf remplace le subḥāna Llāh coranique par taʿāla.
42. FN4242 Vérification faite, aucun des deux manuscrits ne répète deux fois ce mot. Il s’agit donc d’une erreur d’impression.
43. FN4343 Cor 5, 64.
44. FN4444 Cor 6, 103.
45. FN4545 Cor 17, 85.
46. FN4646 Cor 7, 180.
47. FN4747 Cor 6, 68.
48. FN4848 Cor 18, 104.
49. FN4949 Cor 12, 106.
50. FN5050 Cor 2, 257. Le Ṭāġūt est une fausse autorité, une idole. En l’occurrence, le terme désigne les successeurs de Muḥammad qui, selon les šīʿites, ont usurpé l’autorité califale qui revenait à ʿAlī.
51. FN5151 La « preuve » constitue une médiation entre Dieu et les croyants.
52. FN5252 Cor 2, 257.
53. FN5353 Cor 7, 30.
54. FN5454 Kašf, p. 45-6.
55. FN5555 Le caractère problématique de ce terme a déjà été signalé par Amir-Moezzi dans la traduction qu’il fait d’un extrait de ce ḥadīṯ. Voir Amir-Moezzi, Guide divin, p. 80, n. 165.
56. FN5656 Kitāb al-Tawḥīd, p. 322.
57. FN5757 Voir la citation du verset 5, 64 (tableau 2.1, lignes 43-4).
58. FN5858 Voir par exemple la citation du verset 6, 103 (tableau 2.1, ligne 54).
59. FN5959 Traduit ci-dessus entre les tableaux 2.1 et 2.2.
60. FN6060 Je prépare actuellement une édition critique commentée du Kitāb al-Kašf, dans le cadre d’une thèse qui sera présentée à l’EPHE sous la direction de MM. Amir-Moezzi et De Smet.
61. FN6161 Nous savons que le livre était l’un des attributs du dāʿī. Voir Heinz Halm, « Methods and Forms of the Earliest Ismā‘îli Da‘wa », dans Shi‘ism, éd. Etan Kohlberg, Aldershot, Ashgate Variorum (« The Formation of the Classical Islamic World », 33), 2003, p. 277-90 (en particulier p. 280).
62. FN6262 Notons cependant que, selon Daniel De Smet, l’alphabet secret ismaélien que l’on trouve dans le Kašf, mais aussi dans d’autres ouvrages, serait relativement tardif et n’aurait pas pour but de dissimuler des doctrines ou des noms, mais de donner plus de force « magique » aux mots ainsi chiffrés. Voir Daniel De Smet, « L’alphabet secret des ismaéliens ou la force magique de l’écriture », dans Charmes et sortilèges, magie et magiciens, éd. Rika Gyselen, Bures-sur-Yvette/Louvain, Groupe pour l’Étude de la Civilisation du Moyen-Orient/Peeters Press (« Res Orientales », 14) 2002, p. 51-60.
63. FN6363 En ce qui concerne les duodécimains, ce fut du moins une conséquence de la vaste entreprise de rationalisation théologique du šīʿisme que l’on s’accorde à dater de la seconde moitié du IVe/Xe siècle. Sur l’évolution de la critériologie du Ḥadīṯ dans l’imamisme, voir Mohammad Ali Amir-Moezzi, « Remarques sur les critères d’authenticité du ḥadīṯ et l’autorité du juriste dans le shi’isme imâmite », Studia Islamica, 85 (1997), p. 5-39.
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/content/journals/10.1163/157005812x618934
2012-01-01
2015-08-05

Affiliations: 1: École Pratique des Hautes Études Paris

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