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Cing Ul Um Militia e sChwertleite En Miles-Terminologie Als Spiegel Van Veranderend Menselijk Gedrag

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A la base de la présente enquête se trouve cette conception-ci de la noblesse et de la chevalerie: dès les débuts du Moyen Age, et probablement plus tôt encore, il a existé parmi les tribus germaniques, une noblesse qui constituait une classe juridique; mais bien que cette élite ait eu la direction des activités guerrières, ce n'est pas d'elle qu'est issue la chevalerie. La chevalerie ne se développa qu'assez tard: au 11e siècle en France, et au 12e siècle dans l'Empire germanique, à partir de petits vassaux subalternes et de ministeriales non-libres. Grâce aux responsabilités que ces subordonnés assumaient pour compte de leurs seigneurs, ils acquirent un prestige social de plus en plus grand, à tel point même que leurs seigneurs, nobles, princes et rois, en arrivèrent à désirer porter le titre de chevalier. On est déjà parvenu à ce stade en France, à l'époque de la 1ère Croisade, vers 1090-1120; pour l'Empire germanique, ce ne sera que dans le courant du 13e siècle. Au terme de cette évolution, la chevalerie englobe même les rangs les plus élevés de la société, alors qu'auparavant seuls les milites inférieurs en avaient fait partie. La chevalerie a donc connu une expansion de bas en haut. En principe, elle ne formait pas une nouvelle classe juridique, mais plutôt une classe sociale, à laquelle on pouvait s'intégrer par ses propres mérites, sans se heurter à un obstacle d'ordre juridique. La chevalerie ne perdit son caractère de classe sociale ouverte, toute ascension sociale étant devenue impossible, que lorsqu'elle se figea tout entière en un véritable "ordre" juridique. Nous ne traitons pas ici de cette dernière phase de l'évolution; seul le début de celle-ci a retenu notre attention: la manière dont la chevalerie a gagné des milieux sociaux de plus en plus élevés. Nous concevons cette évolution comme une modification de la mentalité, et donc du comportement de l'homme, au sein de l'élite de la société. Ce développement se reflète dans la terminologie qui décrit le rite consistant à ceindre l'épée, rite qui à l'origine ne signifiait pas une promotion à l'état de chevalier, mais plutôt une entr ée dans l'univers des adultes. Primitivement d'ailleurs, la description n'en était pas faite à l'aide de termes dériv és du mot miles (cingulum militiae, gladio militare, etc.) mais bien au moyen d'expressions telles que gladio accingere ... Peu après 1050, une modification se produisit en France et en Angleterre: c'est ainsi qu'à partir de ce moment, ceindre l'épée peut être considéré comme signifiant l'accession à la chevalerie. Dans l'Empire germanique, il faut attendre le milieu du 12e siècle pour qu'une "Schwertleite" acquière cette signification; et ce n'est qu'au 13e siècle que l'usage de cette expression se généralise. La chevalerie constituait à l'origine un groupement professionnel subalterne: au mot miles, quand il ne signifiait pas "vassal", s'attachait une idée de subordination et de service. Aussi témoignait-elle à l'origine d'une idéologie fortement axée sur le service, essentiellement le service rendu au seigneur. Comme dans la hiérarchie des valeurs chrétiennes, servir vaut mieux que dominer, ce service s'auréolait d'un certain prestige moral. D'autre part, l'Eglise fut aussi à l'origine d'un idéal destiné à l'élite - d'abord au roi, ensuite aux nobles - axé non plus sur l'idée de servir, mais sur celle de dominer tout en respectant et en protégeant l'Eglise. A partir du 11e et surtout du 12e siècle, probablement sous l'influence des Croisades et de l'apparition des ordres religieux militaires, il se produisit une curieuse confusion de ces conceptions, de telle sorte que les traités théoriques assignaient des tâches de plus en plus importantes à une chevalerie en principe plutôt subordonnée, tandis que d'autre part la chevalerie acquérait un prestige croissant au sein de la société. Un

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1976-01-01
2016-09-29

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